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12 décembre 2009

L'horreur des combats de chevaux en Philippines

Cette semaine, à Paris, c'est le salon du Cheval, probablement un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les mordus de chevaux, la plus belle conquête animale de l'homme. C'est aussi l'occasion de s'intéresser de près au traitement du cheval dans le monde, et notamment aux Philippines, plus précisément la région de Mindanao. Là bas, les gens organisent des tournois équins... Non il ne s'agit pas de les faire courir, mais de le faire combattre. Contre qui ? Contre eux-même.

Deux étalons sont mis en présence d'une jument en chaleur, attachée dans un enclos. Fous de désirs, les étalons n'ont d'autre choix que de se combattre. Comme les soins vétérinaires sont trop chers, les chevaux blessés sont sacrifiés et leur viande vendue à la foule venue se repaitre du spectacle sanglant. Du pain et des jeux...

Quant à la jument, son rôle n'est pas des plus enviables puisqu'elle est montée de force (je rappelle qu'elle est attachée) par chaque étalon victorieux, c'est à dire une trentaine de fois pour un tournoi de 6 heures.

Le combat de chevaux a beau être illégal en Philippines, la corruption vient à bout des résistances... Les tournois sont organisés par les syndicats du crime, passent à la télévision et les entreprises locales sponsorisent. Comme pour la corrida ou le massacre des bicéphales, on appelle ça une "tradition culturelle".

Pour lutter contre cette pratique, le NFA (Réseau pour les Animaux) invitent les touristes à éviter cette partie des Philippines et à envoyer une lettre à l'ambassade correspondante pour les inviter à réagir.

Quelques photos valent mieux qu'un long discours :

combat-de-chevaux-1.jpg combat-de-chevaux-2.jpg combat-de-chevaux-3.jpg combat-de-chevaux-4.jpg

Source : Dailymail via Splendeur Sauvage.

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28 novembre 2009

L'hippopotame masqué sauve la belle impala des crocs du vilain crocodile

Cette vidéo n'est pas toute jeune et a déjà fait plusieurs fois le tour du monde, mais comment ne pas en parler ? Ce qui s'y passe est tout bonnement incroyable.

Que voit-on ? Dans le célèbre parc Kruger (Afrique du Sud), Un crocodile s'attaque à un impala (une sorte d'antilope) qui buvait à un point d'eau. Le prédateur attrape sa proie et l'attire plus profondément pour finir sa besogne. Jusque là, rien que de plus normal selon les lois de la nature telles que nous les connaissons. Mais il y a soudain transgression. Un hippopotame fonce sur le duo et force le crocodile à lâcher son déjeuner encore vivant. Le comportement est déjà assez inhabituel n'est-ce pas ? On ne s'attend pas à ce qu'un animal en défende un autre qui soit si éloigné de son espèce. Mais le plus invraisemblable est à venir. L'hippopotame aide l'impala à sortir de l'eau puis s'occupe de lui. Alors évidemment, on ne sait pas exactement ce qu'il a en tête, mais il semble vouloir le ranimer, allant jusqu'à prendre délicatement la tête de l'impala dans sa gueule géante.

Selon les lois de l'évolution issues du Darwinisme, les êtres vivants sont censés être entièrement dévoués à la reproduction de leurs gènes. Tous leurs comportements sont tournés dans cette direction, que les êtres soient individualistes ou sociaux, prédateurs ou proies, animaux ou végétaux... Mais ce qu'on voit là, et dans plusieurs autres vidéos (je pense à celle où un prédateur femelle s'occupe maladroitement d'un petit singe dont elle a tué la mère un instant auparavant), toutes ces vidéos semblent contredire cette thèse, ou plutôt la compléter en apportant une nouvelle dimension.

hippopotame-kruger.jpgPour expliquer cette situation, nous sommes réduits à faire des hypothèses. Il faudrait déjà savoir si cet hippopotame est une femelle. Dans l'affirmative, on pourrait expliquer ce geste par ce puissant instinct maternel qui pousse parfois certaines mères endeuillées par la mort de leur petit à s'occuper de petits d'une autre espèce. Ce comportement là n'est pas rare. Mais ici, cela va beaucoup plus loin car il s'agit pour l'hippopotame de protéger un animal adulte contre un prédateur. Allez savoir, cette mère, si c'en est bien une, a peut-être perdu un petit dans des circonstances similaires, ce qui éclairerait son attitude (si tant est qu'un hippopotame juvénile puisse être la proie d'un crocodile).

A mon avis, dans cette histoire, le plus interloquant est le geste final, quand l'hippopotame prend la tête de l'impala dans sa gueule. Que peut signifier ce geste ? Plusieurs hypothèses, bien que la première me semble la plus probable :

  • le ranimer en lui insufflant de la vie
  • lui faire une trouille de tous les diables
  • le gober pour n'en faire qu'une bouchée

Vous voyez une autre possibilité ?

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20 novembre 2009

Parasite : la coccinelle, garde du corps pour guêpe

coccinelle parasite guêpeLes cas de parasitisme chez les insectes sont légions. Dans la majorité des cas, l'hôte parasité y laisse la vie, dévoré de l'intérieur ou à cause d'un comportement forcé et suicidaire. Mais parfois, ça se passe dans la douceur... C'est le cas de la coccinelle garde du corps.

Pour commencer, la guêpe Dinocampus coccinellae pond son oeuf dans le corps d'une malheureuse coccinelle. Le parasite croît tranquillement à l'intérieur de cette dernière mais finit par s'en extirper au stade larvaire, pour tisser un cocon dans les pattes de sa victime. La coccinelle se retrouve encombrée d'un énorme paquet dont elle ne peut se défaire. Ainsi protégée par le corps blindé de son hôte, la larve de guêpe poursuit sa maturation jusqu'à atteindre la taille adulte. Le prédateur amateur de pucerons est alors libéré et retourne à une vie normale, sans dommages.

On sait encore peu de choses sur ce comportement rarissime, mais l'entomologiste Jacques Brodeur, professeur à l'Université de Montréal, a décidé de se pencher sérieusement sur la question et tentera notamment de comprendre comment et pourquoi cette guêpe a choisi ce type de parasitisme en douceur.

Source : Une coccinelle esclave d'une guêpe

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22 septembre 2009

La Chine abrite des serpents unijambistes

Une chinoise est tombée nez à nez (si l'on peut dire) avec ce serpent, phénomène mutant pourvu d'une seule et unique patte. Par réflexe, elle l'aurait battu à mort avec une chaussure avant de le conserver dans une bouteille d'alcool pour le confier à l'Université de Nanchang.

serpent-patte.jpg

Bien entendu, créationniste et évolutionniste y voient chacun la preuve de la véracité de leurs théories respectives. Le site où j'ai trouvé cette photo, de langue arabe (non, je ne parle pas arabe, mais google translate est mon ami), titrait son article avec "gloire à Dieu" et le ponctuait par "ولله في خلقه شؤون ", ce que Google traduit par "Et Dieu dans les affaires de sa création".

Pour ma part, j'y vois plutôt une preuve de la mémoire génétique. Pour information, chaque individu possède, en ses gènes, la mémoire de toutes les étapes de l'évolution par laquelle son espèce est passée. Ainsi, les serpents, qui sont des reptiles au même titre que les lézards, ont eu des pattes qui se sont peu à peu atrophiées pour finalement disparaitre totalement. Mais si l'information génétique pour développer ces pattes ne s'exprime plus, elle est toujours bien présente dans leur patrimoine génétique. Voilà pourquoi une mutation quelconque peut déclencher une telle malformation.

De la même manière, les poules, qui ont des ancêtres parmi les dinosaures, ont certainement quelque part la mémoire des dents acérées de leurs aïeuls. Aussi, méfions-nous, nous pourrions très bien tomber un jour nez à bec avec un gallinacé proclamant la fin du vieil adage "quand les poules auront des dents".

Source : Gloire à Dieu, ont été trouvés sur serpent pied et griffes dans Suining, au sud-ouest de la Chine

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15 mai 2009

Snowball, le perroquet qui danse en rythme

Vous avez probablement déjà vu une de ces vidéos sur youtube, où de perroquets bougent au rythme de la musique. Le plus connu d'entre eux est Snowball, un cacatoes nichant chez une famille américaine de l'Illinois. Pris d'un amour inconditionnel pour les Back Street Boys, il balance la tête et les jambes sur Everybody. Un neurobiologiste visionnant cette vidéo a voulu en avoir le coeur net et a contacté la famille de ce spécimen. Pour vérifier que Snowball bougeait bien dans le rythme de la musique, ils lui ont fait écouter la même chanson avec des tempos différents. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessous, il adapte bien ses mouvements au tempo de la musique.

Le cas est d'autant plus intéressant que Aniruddh Patel, le neurobiologiste en question, avait justement pour hypothèse, bien avant de connaitre Snowball, que le don de bouger en musique était lié à la capacité d'imiter les sons. Une autre scientifique, Adena Schachner, spécialiste du comportement, s'est intéressé à Alex, un gris du gabon justement très doué pour l'imitation. Il s'est avéré que lui aussi réussissait à bouger en rythme.

En analysant des milliers de vidéos similaires sur youtube, les seuls animaux visiblement capables de danser véritablement étaient tous des perroquets. Tous sauf un, un éléphant. Or il est avéré depuis peu que les éléphants sont capables d'imiter des sons. Ecoutez donc Malaika, une éléphante qui, écoutant régulièrement des camions passer sur une route éloignée de 3 km de son habitat, s'est mise à les imiter :

C'est la seconde fois que je suis amené ici à faire un parallèle entre les humains, les éléphants et certains oiseaux dont les perroquets. Ces trois espèces, que tout oppose a priori, ont donc des points communs au niveau de leurs capacités cérébrales. Capacités qui semblent directement induites par un comportement particulier : le fait de vivre en société.

Sources :
Snowball fight
Elephants ability to imitate sounds

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Le Kangourou surfeur sauvé des eaux

kangourou-surfeur.jpgOn connaissait les kangourous boxeurs, voilà qu'ils se mettent au surf. Vous me direz, ça n'a rien d'étonnant puisqu'ils vivent en Australie, pays du surf s'il en est. Mais les kangourous ont plutôt tendance à vivre sur le continent, ils ne fréquentent guère les côtes.

Or, mardi dernier, un jeune kangourou a tenté l'aventure sur une plage du Queensland. A moins qu'il ait voulu rejoindre les îles Salomon, allez savoir. Toujours est-il qu'il n'est pas allé bien loin : il avait oublié d'apprendre à nager dans la poche de sa mère. Et visiblement, il avait oublié qu'il avait oublié...

Heureusement, Neil Mac Callum, surfeur (et héros à ces moments perdus), a pris sa planche et est allé à sa rencontre pour le ramener vers le rivage. Il faut dire que le coin est infesté de requins, ce qui légitime d'autant le courage de notre héros.

Filmé par sa femme, la vidéo est visible sur youtube (mais pas diffusable ici, BBC se garde les droits exclusifs...)

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27 avril 2009

Quand le sage montre la Lune, l'oiseau la regarde

choucas-intelligence-sociale.jpgVous connaissez probablement ce proverbe chinois : "quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt". C'est aussi le cas de la quasi-totalité du règne animal. Mais pas de certains oiseaux... Des chercheurs anglais viennent en effet de démontrer qu'un oiseau eurasiatique, le choucas, est capable d'interpréter les regards et gestes humains. C'est une capacité très rare, que les grands singes, nos plus proches cousins, ne maitrisent pas.

Les deux expériences ayant permis cette observation sont les suivantes :

- Un chouca et un homme sont placés face à face. Entre eux, un mets dont l'oiseau raffole. Selon le regard de l'homme (fixe, de biais, s'il se retourne ou s'il ferme les yeux...), l'oiseau mettra plus ou moins de temps à s'approcher de la nourriture.

- Un chouca est mis en présence d'un individu qu'il connait, quelqu'un de familier. Entre eux sont placés deux gobelets, l'un vide et l'autre contenant de la nourriture. Si la personne regarde avec insistance l'oiseau puis le gobelet dissimulant la nourriture, le chouca se dirige plus souvent vers ce dernier. Même chose si l'homme désigne le gobelet du doigt.

L'hypothèse grégaire

Alors pourquoi cet oiseau est-il capable d'interpréter notre comportement alors que des animaux plus proches de nous en sont incapables ? Comprendre la désignation par l'index, c'est une capacité qui n'a été détectée que chez les chiens et les éléphants (pas tous les chiens cependant, ceux que je connais en sont incapables...). Les chiens nous côtoient depuis des milliers d'années et ont été façonnés par nous. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'ils nous comprennent mieux que d'autres. Mais qu'en est-il des éléphants et de oiseaux comme le chouca ? Ce dernier est grégaire, c'est à dire qu'il a tendance à se regrouper en bandes. Pour expliquer ces capacités, les scientifiques utilisent donc l'hypothèse du cerveau social. Le fait de vivre en sociétés plus ou moins structurées incite les individus à mieux se comprendre, et donc à s'analyser en décryptant les comportements.

Cela dit, les grands singes aussi vivent en groupes, l'explication par le grégarisme n'est donc pas suffisante. Un autre point intéressant est la reproduction des choucas : ils sont en effet fidèles à vie à leur partenaire. Tout comme les perroquets, eux-même réputés pour leur intelligence. De là à penser que la fidélité dans le couple favorise la compréhension de l'autre et donc l'intelligence sociale, il n'y a qu'un pas. Après tout, c'est un comportement qu'un seul grand singe a adopté : l'humain.

Ce n'est pas la première fois que je parle ici de l'intelligence aviaire, et certainement pas la dernière. Si cela vous intéresse, lisez donc les articles suivants :

Sources :

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11 mars 2009

Les chimpanzés ont une vision de l'avenir

Intéressante histoire que celle de Santino, un chimpanzé pensionnaire d'un zoo suédois. Tous les matins, avant l'ouverture, ce curieux phénomène ramasse des pierres dans son enclos puis les aligne tranquillement. Ensuite, après manger, quand le zoo regorge de monde, il les jette sans vergogne sur le public !

Intéressant certes, mais passablement dangereux. Aussi les dirigeants du zoo ont-ils décidé de castrer Santino, espérant que ce comportement guerrier soit guidé par ses hormones de mâle dominant. Peine perdu, le chimpanzé, même eunuque, continue à harceler son public humain (notons au passage qu'ils auraient pu tenter une castration chimique pour vérifier leur théorie avant de passer à l'acte définitif...)

La projection dans le futur est un comportement très rare dans le monde animal. On savait les singes capables de confectionner des outils, en se munissant d'un bâton par exemple pour attraper des termites, mais il s'agit d'une solution trouvée à un problème immédiat. C'est semble-t-il la première fois qu'un singe est étudié en train de planifier une action à l'avance. Le suédois Dr Osvath estime que les chimpanzés sont probablement capables de planifications beaucoup plus poussées dans la vie sauvage, où l'environnement est nettement plus complexe que dans un zoo...

santino-chimpanze-pierre.jpg santino-chimpanze-tas-pierre.jpg

Pour en savoir plus :
'Hail' from the chimp: zoo ape stockpiles stones to throw at visitors
Stone the crows! Santino the rock-throwing ape proves chimps plan ahead

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2 mars 2009

Psychedelica : le poisson qui marche de travers

Si comme moi vous avez regardé le journal télévisé hier, vous n'avez certainement pas manqué cette information : la découverte d'un poisson psychédélique en Indonésie. Cette nouvelle espèce est de la famille des poissons-grenouilles, qui ont la particularité de marcher avec leurs nageoires (ils nagent très peu, voire pas du tout). C'est en réalité une famille relativement bien connu : on en dénombre actuellement 45 espèces différentes. Mais celui qui nous intéresse, le poisson grenouille psychédélique, est singulier en deux points :

  • ses yeux sont situés sur la face, comme nous, et pas sur les côtés, comme la plupart des poissons : cette vision binoculaire lui permet de mieux apprécier les distances.
  • il se déplace d'une manière chaotique, en titubant, notamment à cause de sa queue curieusement excentrée.

Voyez l'extrait du journal télévisé :

Curieux non ? Pour finir, voici quelques exemplaires de ses cousins poissons-grenouilles :

poisson-grenouille.jpg poisson-grenouille-2.jpg poisson-grenouille-3.jpg poisson-grenouille-4.jpg poisson-grenouille-5.jpg poisson-grenouille-6.jpg

Pour en savoir plus :
Psychedelic Frogfish
Frogfish

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23 février 2009

La limace qui se prenait pour une algue

Elysia-chlorotica-limace-algue.jpgC'est l'histoire du premier animal-plante. Elysia chlorotica est une limace de mer ayant l'étrange particularité de réaliser la photosynthèse. Mais ce n'est pas inné, enfin pas totalement. En réalité, cette limace mange des algues les deux premières semaines de sa vie. Puis, elle recycle les chloroplastes (cellules qui permettent la photosynthèse) de ces plantes et les utilise pour générer l'énergie dont elle aura besoin pendant le reste de sa vie. Pour continuer à fonctionner, ces cellules ont besoin de protéines particulières. Malheureusement, leur ADN ne leur permet de coder que 10% de ces protéines.

Alors comment cette limace fait-elle pour faire fonctionner les chloroplastes pendant un an ? Elle procède un peu comme ces scientifiques qui injectent de l'ADN de méduse fluorescente à des chatons : elle intègre à son propre code ADN la séquence codant les protéines, en la volant aux algues qu'elle a ingéré. Enfin, c'est probablement ce qui s'est produit dans le passé, car les chercheurs ont découvert que ce gène est également présent dans les cellules sexuelles de l'animal, ce qui signifie que la caractéristique se passe de générations en générations.

Source : Solar-powered sea slug harnesses stolen plant genes (en)

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