29 janvier 2008

Intéressante observation qui vient d’être réalisée sur la femelle passereau. Elle ne choisit pas son partenaire en fonction de considération purement esthétique, comme on le croyait jusqu’ici. En réalité, elle choisit son mâle reproducteur en fonction de caractéristiques utiles à la réussite de la couvée de l’année. Par exemple, en période de pénurie, elle se reproduira avec un mâle ayant un gros bec, qui améliore ses chances d’attraper des insectes. Si le nid est sur le sol et dans un lieu fréquenté par les souris, elle jettera son dévolu sur un mâle dont les grandes tâches blanches sur les ailes aideront à les effrayer et donc à protéger la couvée.
Ces choix purement opportunistes et changeants, utiles à court terme, mettent évidemment à mal l’évolution de la race, car aucune caractéristique n’est particulièrement favorisée. Mais cela entraine une multiplication de celles-ci, ce qui pourrait logiquement améliorer ses chances de survie en ...
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21 janvier 2008

En réalité, l’histoire n’est pas un conte pour enfants comme celle du livre de la jungle. L’Azuré des mouillères n’est pas un pauvre papillon abandonné élevé par des animaux qui parlent. C’est un parasite… L’Azuré est capable de duper les fourmis pour qu’elles élèvent ses larves, en mimant l’apparence physique et chimique des larves de ces dernières. Pourquoi pas, vous me direz, si les fourmis ont du temps à perdre… Justement non, et c’est là que ce papillon est un parasite : les fourmis en délaissent leurs propres larves, ce qui nuit évidemment gravement à la bonne marche de la fourmilière.
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11 décembre 2007
Allez, on reste dans les insectes. L’abeille japonaise a développé une technique assez remarquable pour tuer les frelons. Comme vous pouvez le voir dans cette vidéo (à la fin), plusieurs dizaines d’abeilles se ruent sur le frelon et lui communiquent leur chaleur… En 50 minutes, la température est de 35°C, chaleur que le frelon ne peut supporter : il en meurt. L’abeille, elle, résiste jusqu’à 48°C.
Lire « L’abeille tueuse de frelon »
10 décembre 2007
la guêpe est un insecte particulièrement ingénieux. Il faut dire qu’en 200 millions d’années d’existence, elle a eu le temps d’en développer, des techniques… (l’humanité, elle, n’est vieille que de 0,2 millions d’années).
La guêpe, donc, est capable de robotiser un cafard ! Comment fait-elle ? Oh deux fois rien… Deux petites piqûres. Une pour anesthésier (pas par bonté d’âme hein, c’est juste plus facile quand la victime ne bouge pas trop), et la seconde, plus profonde, atteint le cerveau, plus précisément les ganglions céphaliques. Et quel est l’effet de cette opération ? L’insecte ainsi piqué n’est plus capable de mouvement volontaire. Elle ne ...
Lire « Ingéniosité du vivant : le cafard robotisé »
1 octobre 2007
Je viens de tomber sur cette vidéo d’une pieuvre aux capacités de camouflage vraiment étonnante. La personne ayant posté cette vidéo sur YouTube parle de « poisonous octopus », mais cette espèce n’apparait pas dans la liste de wikipédia. Mystère donc, mais que cela ne vous prive pas de la contemplation du phénomène :
Lire « L’extraordinaire camouflage de la pieuvre »
24 mai 2007
Il y a 6 ans, en 2001, une femelle requin-marteau, vivant dans un zoo américain (dans le Nebraska) mettait au monde un bébé requin-marteau. Jusque là rien d’extraordinaire, ça doit arriver à peu près à toutes les femelles de cette espèce. Sauf que… celle-ci n’avait eu aucun contact avec un partenaire mâle depuis au moins 3 ans, période de sa capture.
Une étude, dont le résultat a été publié récemment, le confirme. Le requin ne contient pas d’ADN paternel : il n’y a donc pas eu accouplement ! On connaissait la parthénogénèse (reproduction asexuée à partir d’un gamète non fécondé) chez les plantes, ...
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12 février 2007
Certains animaux sécrètent un venin leur permettant d’empoisonner leurs prédateurs ou leurs proies. D’autres, qui n’ont pas la recette magique pour le fabriquer, le volent !
C’est le cas d’un serpent asiatique, Rhabdophis tigrinus. Non content de ne pas succomber au poison d’une de ses proies (un crapaud), il arrive à l’isoler et à le stocker au niveau de son cou. Lorsqu’il se fait attaquer, il expose son cou de manière à ce que celui-ci soit le premier touché, empoisonnant son agresseur.
Les femelles sont même capables de glisser ce venin dans les oeufs de ses petits, afin que ceux-ci soient armés dès ...
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12 septembre 2005
Dans la série des parasites manipulateurs, voici un ver qui pousse les sauterelles au suicide. Ce ver vit en parasite au stade larvaire. Mais, devenu adulte, il se libère de son hôte et devient aquatique (notamment pour permettre sa reproduction). Pour se faire, il pousse la sauterelle à sauter (jusque là, rien de plus facile) dans l’eau et la quitte à ce moment là. Le pauvre insecte meurt évidemment dans l’opération, étant médiocre nageur…
Les vers produisent, pour arriver à leur fin, des molécules neuroactives qu’ils secrètent dans le système nerveux de leur hôte. Il est à noter que des chercheurs ...
Lire « des sauterelles suicidaires… »
16 août 2005
Le parasite du paludisme semble être évolué à un point absolument extraordinaire. D’après les résultats d’une étude franco-kenyane (?), le parasite serait capable d’influer sur le comportement des moustiques, qui est un des principaux vecteurs de contamination de l’homme.
Le parasite se développe dans le moustique infecté. Tant qu’il n’est pas suffisamment développé pour être transmissible à l’homme, il diminue fortement la tendance du moustique à piquer celui-ci (piquer est risqué pour un moustique : le parasite veut survivre, donc il fait en sorte que le moustique survive)
Une fois le parasite prêt à infecter un homme, il augmente considérablement le taux de ...
Lire « le paludisme, ce manipulateur de moustiques »