7 juillet 2008

Une étude scientifique, basée sur des travaux australiens, démontre que la production de fourmis reines, voire leur absence totale, est directement liée aux conditions environnementales.
Si vous avez quelques notions d’entomologie (ou si vous avez lu Bernard Werber), vous savez que la vie d’une fourmilière est très structurée. Sa société est composée de castes ayant des fonctions bien précises.
Petit topo récapitulatif, pour ceux qui auraient oublié :
Tout d’abord, la grande majorité des fourmis est asexuée. Seuls les mâles et les reines sont capables de se reproduire[1]. Quand le moment est venu, les mâles et les femelles, pourvus d’ailes, s’envolent et s’accouplent dans une grande orgie princière (on peut véritablement dire qu’ils s’envoient en l’air…). Les femelles s’accouplent avec un maximum de mâles et vont fonder leur propre colonie. La semence récoltée lors de cette orgie leur permet de pondre sans discontinuer pendant une quinzaine d’années[2]. Les mâles, quant à eux, meurent peu ...
Lire « Ouvrières fourmis sexuées : quand la crise environnementale bouleverse les castes »
29 janvier 2008

Intéressante observation qui vient d’être réalisée sur la femelle passereau. Elle ne choisit pas son partenaire en fonction de considération purement esthétique, comme on le croyait jusqu’ici. En réalité, elle choisit son mâle reproducteur en fonction de caractéristiques utiles à la réussite de la couvée de l’année. Par exemple, en période de pénurie, elle se reproduira avec un mâle ayant un gros bec, qui améliore ses chances d’attraper des insectes. Si le nid est sur le sol et dans un lieu fréquenté par les souris, elle jettera son dévolu sur un mâle dont les grandes tâches blanches sur les ailes ...
Lire « La femelle passereau est opportuniste »
24 mai 2007
Il y a 6 ans, en 2001, une femelle requin-marteau, vivant dans un zoo américain (dans le Nebraska) mettait au monde un bébé requin-marteau. Jusque là rien d’extraordinaire, ça doit arriver à peu près à toutes les femelles de cette espèce. Sauf que… celle-ci n’avait eu aucun contact avec un partenaire mâle depuis au moins 3 ans, période de sa capture.
Une étude, dont le résultat a été publié récemment, le confirme. Le requin ne contient pas d’ADN paternel : il n’y a donc pas eu accouplement ! On connaissait la parthénogénèse (reproduction asexuée à partir d’un gamète non fécondé) chez les plantes, ...
Lire « Elle a fait un bébé (requin) toute seule »